Longtemps, je me suis promené avec mon Rollei 35, clichant tout ce qui sollicitait mon attention.  
C' est à-dire tout mais, de préférence, des choses métalliques avec de gros boulons, de la ferronnerie, des machines anciennes qui crachent et qui sifflent, des instruments optiques en bronze et en laiton amoureusement usinés et des voitures avec des chromes, de vrais pare-chocs et des calandres rutilantes. Non, rien de psychanalytique dans cette constance. Ces objets manufacturés sont seulement plus graphiques: Le cx n'est pas photogénique.

Si les repérages ont une fonction documentaire, ils n'entendent pas être la réalité. Car bien souvent cette dernière ne ressemble pas à ce que l'on en attend. Par exemple, les asiles de dingos s'imaginent ainsi...

...or il n'en est rien: L'établissement de ce genre le plus proche ressemble en réalité, niché au milieu des pins, à un camp de vacances assez cossu. La lobotomie frontale n'y est pas vraisemblable, ni les cellules capitonnées, ni même les camisoles. La pire pratique coercitive doit y être un léger calmant. Mais rien à voir avec les drogues qui vous laissent sur le cul avec la mâchoire qui pend, de bons et honnêtes remèdes ceux-là!..
Donc l'édifice choisi pour devenir la mythique Fondation Harrington fut le bâtiment vétérinaire de la Villette: Les choses devraient toujours ressembler à ce qu'elles sont, la vie serait plus simple.
Ce bâtiment me servit aussi pour faire le portrait de mes instituts médico-légale:
Parfois, dans des conditions climatiques extrêmes (car je suis un sacré baroudeur qui affronte les hivers particulièrement rudes des Monts du Vaucluse où les grands loups gris battent la campagne), j'emporte mon fidèle Canon Old F1.
Il y eut un new F1; mais il prenait froid, même dans le prieuré de l'Abbaye de Sénanque!...

 

... où être modèle n' est pas une sinécure!
...que de recherches et de documents consultés pour une seule image!...