- Comment en êtes-vous arrivé à devenir illustrateur du Miroir obscur ?

 

- Je me souviens que c'est le maquettiste, Marc Walter, qui me contacta pour réaliser les deux premières couvertures. Plus tard, Hélène Oswald m’apprit : «  Il convient que j'ajoute une précision. C'est en effet Marc Walter qui vous avait contacté, mais cette demande est à inscrire dans le désir que nous avions alors, Pierre Jean et moi, de déringardiser les couv des collections "de genre". A l'époque, s'agissant du policier, il y avait encore des pin-up en couleurs des années 50, tenant un flingue... ça correspondait aux titres en argot daté de la Série Noire ... Parallèlement, au Miroir Obscur, nous avons lancé la collection "Fantastique/Science-Fiction/Aventure" illustrée par Jean-Michel Nicollet. En fait, nous souhaitions avoir des illustrateurs venant de la BD à une époque où le genre explosait... Je crois que le succès de nos collections - outre, bien sûr, de bons textes - a beaucoup tenu à ce choix, qui nous a permis de toucher un public plus jeune... » Personnellement, je n'imaginais pas alors que cela deviendrait une aventure qui durerait dix années.

 

- Concrètement, vous deviez réaliser combien de couvertures par mois ?

 

- Il n'y eut jamais de périodicité précise, non pas du fait de Hélène et Pierre Jean Oswald, mais en vérité à cause des avanies de la distribution. Ainsi la collection a pu s'interrompre quelque temps, celui de trouver une nouvelle formule de diffusion, ou bien publier deux titres par mois. Mais un fait demeure, et c'est la seule chose qui importe : 154 titres furent publiés entre 1979 et 1989. (1)

 

- Cela faisait-il de vous un illustrateur NéO à plein temps ?

 

- Non, et, rétrospectivement, je me donne l'impression d'avoir été, durant cette décennie, un véritable bourreau de travail : j'ai dessiné, conjointement, la deuxième partie de « Magnum Song », « Paris-Fripon », « L'été noir », « Lame Damnée ». Albums auxquels il faut ajouter toutes les publicités ou les affiches comme celle de « Cotton Club »; c'est tout bonnement effrayant!

 

- Étiez-vous entièrement libre de vos choix d'illustrations et fallait-il que vous réalisiez plusieurs essais au préalable ?

 

- A cette époque, et surtout dans le cadre des éditions Oswald, j'étais totalement libre de ma création. Libre ne veut pas dire que l'on peut faire n'importe quoi. Libre cela veut dire être responsable, c'est à dire être fidèle à l'auteur que l'on illustre tout en apportant une part de sa personnalité. Je crois qu'une bonne couverture est un compromis réussi entre l'univers de l'auteur du roman et l'univers de l'illustrateur.

 

- Comment s'effectuaient vos choix ? Lisiez-vous les romans avant ou vous contentiez-vous d'un résumé et d'une description de moments forts ?

 

- Je lisais la plupart des romans, certes parfois rapidement, mais toujours, cependant! Je ne conçois pas que l'on puisse illustrer ce que l'on ignore. De même - pour  l'illustrateur réaliste ou apparenté à cette catégorie - que l'on ne peut bien dessiner ce que l'on n’a pas soi-même vu, voire touché, il est impossible de donner une représentation acceptable du contenu d'un livre que l'on n’aurait pas lu ou dont on ne connaîtrait pas l'auteur. Dans certains cas, disons une dizaine de titres, soit parce qu'il n'y avait pas de manuscrit disponible soit  parce que les délais étaient trop courts, Hélène Oswald me racontait la trame de l'histoire et me lisait des passages qui pouvaient donner naissance à une couverture. Mais cette configuration fut exceptionnelle. J’ai aussi collaboré, par téléphone, avec l’un des auteurs phares de la collection, Frédéric Fajardie, lequel me suggéra des thèmes qui lui étaient chers pour certaines de ses couvertures. Il apparaît même dans « Au-dessus de l’arc en ciel ».

 

- Quels auteurs vous ont marqués ?

 

Je crois que, lorsqu'on illustre des romans, on ne se pose pas la question de l'inclination que l'on peut avoir pour tel ou tel auteur. Le fait qu'on leur doive à tous une bonne couverture prime sur notre goût personnel en matière de littérature. Je ne pense pas qu'un illustrateur puisse se permettre de faire une hiérarchie dans la qualité des ouvrages que l'éditeur lui soumet ou même s'autoriser une appréciation personnelle. Non : cela est l'affaire du public et de la critique. En tant qu'illustrateur, je suis au service d'une collection et mon devoir est de donner la meilleure représentation possible du contenu de l'ouvrage qui m'est confié. Rien ne doit interférer dans cette mission et certainement pas d'absurdes préférences!

 

- L'illustration du NéO N°10, le Frédéric Dard « Coma », suivi de « Puisque les oiseaux meurent » (Au fond une loco vapeur crachant une fumé épaisse, au premier plan un homme au regard angoissé, habillé d'un chapeau mou et d'un imper) fait fortement penser à la scène finale du très beau film que Jacques Tourneur à tourné en 1957, Night of the Demon / Curse of the Demon, quand le héros du film vient de se débarrasser d'une rune maléfique qui faisait de lui la cible de puissances démoniaques. Est-ce une coïncidence ?

 

- Votre réflexion se comprend très bien et une semblable analogie a déjà été faite pour « La dix-septième lettre » de D. C. Disney, image où je mets également en scène une puissante machine à vapeur. Cependant, il me faut avouer que, lorsque je composais ces images, je n'avais pas vu ce film de Tourneur. Je connaissais bien « La Féline » ou « La griffe du passé », mais j'étais passé à côté de « The curse of the Demon ». Je conçois l'analogie infernale, ce monstre au ventre de feu alimenté en permanence par des hommes noirs, couverts de coke pulvérisé, pelletant tels des damnés. Dans mon cas, cette évocation souvent faite au long des années, remonte à des souvenirs de la petite enfance. Chaque été, je me rendais en famille sur la côte normande et la ligne vers Granville mit longtemps à être électrifiée. C'était une forte impression que ces machines crachant la vapeur et, en route, si l'on passait imprudemment la tête par la fenêtre, on se retrouvait avec le visage couvert de noires escarbilles.

Il ne faut pas toujours chercher une scène précise qui aurait pu inspirer telle ou telle illustration, même s'il en existe de réellement allusives ou référentielles. Non, je crois que nous puisons tous dans un imaginaire commun, un foisonnement de mythes et de légendes, sur lesquelles nous construisons notre monde personnel. Et il est bien naturel, qu'en partant tous du même tronc, avec les variantes propres à chacun, des idées se rejoignent. Cela va à l'encontre de l'idée selon laquelle il y aurait des points facilement discernables dont on pourrait dire: "Voilà, le monde changea avec cette symphonie, ce film, ce roman ou cet essai."

Ainsi, il est stupide, pour parler d'un sujet d'actualité, de penser que "Star Wars" changea l'histoire du cinéma ou fut une totale révolution. Lucas utilise et combine des mythes fondateurs de l'humanité. Ce mélange heureux, qui tombe de plus au bon moment, marque en effet une date. Mais il ne naît pas spontanément et il est le fruit d'une longue gestation, de la part de Lucas comme de ceux qui l’ont précédé : « Qu’est-ce qui a été autrefois? C’est ce qui doit être à l’avenir. Qu’est-ce qui s’est fait ? C’est ce qui se doit faire encore. Rien n’est nouveau sous le soleil, et nul ne peut dire : Voilà une chose nouvelle; car elle a été déjà dans les siècles qui se sont passés avant nous. » (L’Ecclésiaste)

     

 

 - Les connotations très fortes du film noir, du cinéma américain, transpirent dans vos illustrations qui collaient à l'univers des nombreuses rééditions de polars classiques chez NéO.

 

- Longtemps, le cinéma de la Warner fut, pour moi, et une source d'influence et un modèle. Modèle plus esthétique que scénaristique puisque le but, chez Warner (du temps de ce bon vieux Jack), était d'aller à l'essentiel; alors que chez moi c'est la parenthèse, l'aparté, une histoire parallèle et sans lien avec l’intrigue principale qui dominent. D'une manière très paradoxale, j'écris pour mes bandes dessinées des scénarii aux antipodes des objets de toutes mes complaisances : « Sept ans de réflexion », « Nous nous sommes tant aimés », « All about Eve », « North by Northwest », entre autres...

En fait, en dehors de l'esthétique un peu convenue du feutre et du trench-coat, c'est l'utilisation du noir et blanc qui m'a le plus influencée. Le noir et blanc est une transposition de la réalité: on ne raisonne pas en noir et blanc comme on raisonne en couleur puisque ce ne sont pas les différences chromatiques qui déterminent les formes mais leurs contrastes. En couleur, un rouge se lit sur un vert.  Ainsi imaginons un personnage habillé en vert, une sorte de Robin Hood, campé devant une tenture écarlate. L'effet sera des plus réussis en couleur mais le noir et blanc ne verra que deux gris qui se fondent l'un dans l'autre. La lecture ne deviendra possible qu'en éclairant fortement Robin Hood par derrière et en diminuant l'intensité de l'éclairage frontal. Ainsi, le personnage gagne aussi en mystère puisque qu'il est, en partie, dans une demi pénombre. Voyez le bénéfice qu'en retire Dietrich dans les Josef von  Sternberg, ou Greta Garbo. Le cinéma français maîtrise aussi merveilleusement cette technique: il suffit de songer à Henri Alekan pour le merveilleux « La Belle et la Bête » ou les éclairages de Philippe Agostini pour les « Dames du Bois de Boulogne »: quelle figure que celle de Maria Cazares…  

 

- Quel est votre avis sur les bédéïstes qui font des films, ou ces BD qui deviennent du cinéma, Immortel de Bilal, Corto, Blueberry, tous les comics américains (Spiderman, Dardevil, Hulk, Hellboy)

 

- Je ne pense que du bien des réalisations réussies et, au premier chef, des adaptations faites par Tim Burton de « L'Homme Chauve-souris ». Bien sûr, le second épisode de Batman souffre de la multiplication des personnages ayant rejoint les forces obscures. Mais, pour en revenir à ce substrat sur lequel se développent et se régénèrent les idées, le berceau du "Pingouin" abandonné au fil de l'eau est une référence à Moïse, tout comme l'affrontement final du premier opus est inspiré par « Notre Dame de Paris ».

En fait, les bonnes idées sont celles qui appartiennent à l'imaginaire collectif et peuvent être lues par tous.

L'une des autres grandes réussites, en dehors du Dick Tracy de Warren Beatty, somptueusement mis en couleurs par Vittorio Storaro, est le « Darkman » de Sam Raimi, même si ce personnage est imaginaire, ou plutôt le condensé de toutes sortes d'influences ; tant des comics que du Roman Populaire, croisement de « The Shadow » et du « Fantôme de l'Opéra », en passant par "L'homme au masque de cire". Dans ce film, Raimi réalise une mise en scène découlant directement de l'univers des "Comics", tant dans les plans que dans les cadrages. Les frères Wachowsky feront de même et la symbiose comic-cinéma connaît le succès que l'on sait, avec bien sûr d'autres influences comme celle du cinéma de Hong Kong.

En fait, en se schématisant à l'excès et en réduisant sa substance à ce que l'on appelle péjorativement une histoire de B.D., le cinéma perd en même temps un de ses attributs essentiels, celui du dialogue, et remplace la psychologie par la suite frénétique de péripéties toutes plus improbables. Ce ne sont plus des êtres humains mus par les forces de leur psyché qui font avancer l'intrigue, mais des caricatures sans profondeur, personnages archétypiques négligeables vis à vis de l'essentiel: la vitesse qui est sensée faire oublier l’incongru, l’insensé, ou le fait qu’il n’y a pas d’histoire. Quant aux dialogues qui firent notre plaisir dans les Wilder, les Joseph L. Mankiewicz, les Scola ou les Carné, ces dialogues donc sont ramenés à leur minimum: lier deux scènes ou fournir une information nécessaire à la poursuite de l'action.

La théâtralité a disparu du grand écran et j'imagine que le cinéma de Guitry serait aujourd'hui inconcevable.    

 

-  Le cinéma fait-il partie de vos envies et trouvez-vous dans le cinéma d'aujourd'hui de nouvelles sources d'inspiration?

 

- Même si je m'intéresse plus que jamais au cinématographe, je n'ai aucune ambition dans ce domaine. Les exigences de production ne sont pas compatibles avec ma nature et si j'ai pu réaliser « Les Lieux du Mystère », aussi imparfaits et atypiques soient-ils, c'est que j'ai pu recourir à une démarche purement artisanale. Un film est une œuvre d'équipe et même si le metteur en scène impose à chacun sa vision artistique, et cela va de l'intonation de chaque mot prononcé par les comédiens jusqu'à l'élaboration du décor et à son éclairage, il doit, à un certain moment, déléguer. Or l'illustration est l'œuvre d'un homme seul. Cet homme seul écrit l'histoire (je parle de la bande dessinée), compose l'image puis cherche les modèles, les éclaire puis les façonne, tels une argile malléable, opération d'autant plus aisée,  qu'enfin, il les dessine et les réinvente; selon son seul bon vouloir. Les décors proviennent de ses propres repérages, faits d'après ses inclinations esthétiques ou obsessionnelles, lesquelles aussi, seront enfin ingérées, transfigurées à l'image de ses idées.

 On le constate, c'est la démarche d'un démiurge omnipotent; mais, s'il le peut, c'est parce qu'il est seul et qu'il coûte très peu!

 La même règle s'impose dans l'écriture romanesque.

 Mais dés que de gros budgets sont nécessaires, les frontières de la liberté reculent. Un film est un investissement dont les actionnaires entendent obtenir des profits. Dès lors, la recherche artistique est secondaire, bien que naturellement possible. Nous le voyons bien avec Tim Burton. Tous ses premiers films portent la marque de son univers: « Edward Scissorhands » marque l'apogée de cette période et, lorsque les studios lui donnent un gros budget, il fait de "Batman" une œuvre totalement personnelle.

Mais, comme la machine hollywoodienne a broyé Carpenter, Tobe Hooper, Cronenberg (cela nécessiterait un long développement), Burton finit par succomber et réalise l'exécrable remake de « La planète des singes », un film, non pas mauvais, mais dont la patte est absente… Le système n'aime pas les individualités et il finit toujours, d'une manière ou d'une autre, par l'emporter.  

 

- De quelles couvertures êtes-vous le plus fier ? Celles que vous aimez le moins ?

 

- Je ne pense pas que ce soit ainsi qu’il convienne de poser la question des couvertures qui apparaissent, aux yeux de chacun, et avec le temps, plus ou moins réussies. Mais je consulte néanmoins le catalogue de toutes ces couvertures et ce regard me confirme dans mon jugement: certes, il en existe certaines qui me plaisent plus que d'autres, mais cela pour des raisons sans aucun rapport avec leur valeur artistique, mais bien du fait d'un état d'âme propre à l'instant où je les regarde. En fait, le plus préoccupant fut toujours le travail de reproduction: ainsi, à partir du « Crépuscule des stars », Pierre Jean et Hélène me déléguèrent le suivi de la photogravure. C'est ce que j'ai toujours essayé de faire, non pour des raisons de maniaquerie ou d'autoritarisme, mais parce qu'il me semble raisonnable qu'un dessinateur suive, en aval, son travail aussi loin qu'il lui est possible. La collaboration avec les différents métiers de l'imprimerie me semble si nécessaire que quiconque prétend travailler dans l'édition et ignore tout de cette phase où tout se concrétise pour faire un Livre, m'apparaît comme un fameux imposteur. Pour en revenir à votre question, j'ai une certaine complaisance pour beaucoup de titres que j'ai illustrés à partir de ce numéro 100: le Robert Bloch évoqué, « Millie », « L'étrange affaire Todd », « Mort d'un lapin urbain », « La chandelle et la hache », « Qui a tué Grand-Maman », « L'archer vert », « Sally », « Le fantôme du chimpanzé », « Mélodie bleu nuit »... Mais cela n'est pas au fait que je m'occupe d'une partie de la fabrication mais plutôt que je trouve un style nouveau, avec l'abandon des trames mécaniques (feuilles de transfert « Mecanorma » permettant de faire des zones de gris uni) et au passage à un format de travail plus grand. Mais je ne crois pas qu'il convienne d'ennuyer le lecteur avec des considérations purement techniques.

 

 - Après lecture ou relecture d'un des romans, avez-vous songé à une « meilleure » idée de couverture ?

 

- Non : je ne me suis jamais demandé si un titre aurait pu être mieux illustré et, même, une telle idée ne m'a jamais effleuré l'esprit, je vous le confesse. J’imagine que je m’intéresse plus à ce qui doit être fait qu’à ce qui aurait pu être fait.

 

- Hélène Oswald continue le travail commencé avec Pierre Jean chez NéO puis au Cabinet noir avec une nouvelle collection au Cherche Midi, toute empreinte de nostalgie et qui se nomme Collection NéO. Certaines de vos couvertures du Miroir obscur y sont reprises pour des ouvrages totalement différents (celle du n°19, Un tramway nommé mort de William Irish se retrouve sur la couverture de Le Diable et Daniel Silverman de Theodore Roszak... Les quatre premières, en fait) pourquoi ne pas en avoir fait de nouvelles ? C'est par manque de temps ? Allez-vous nous faire quelques inédits ?

 

Il convenait, pour la renaissance des éditions NéO(2), que s'opère une savante alchimie entre la nostalgie et la modernité. Il fut donc décidé de mettre à la disposition des Éditions du Cherche Midi le fond graphique des 152 titres réalisés pour l’ancienne collection, ainsi que d’autres visuels, venant de différentes origines et, pour certains, d’inédits, afin qu’ils trouvent une « seconde vie », sous forme de fragments prélevés, recadrés et mis en couleurs. Il faut considérer cette revisitation comme un authentique travail de création de la part des maquettistes, lesquels donnent ainsi de mes dessins, leur vision, plus actuelle et plus conforme à l’attente des lecteurs d’aujourd’hui. Il s’agit, en somme, de la sage acceptation du fait selon lequel il existe un moment où l’artiste doit s’effacer devant l’utilisation contemporaine de son univers. Être reconnu, c’est admettre inévitablement que votre travail est à tous, qu’il vous dépasse, qu’il a des correspondances que vous ne soupçonniez pas vous-même. Selon les premiers échos cette formule, choisie par l’éditeur, et ce avec mon imprimatur, satisfait - me dit-on - à la fois les fidèles de la collection mais également les nouveaux lecteurs qui découvrent ce qu’il faut bien tenir pour une continuation aux éditions du Cherche Midi. Car ainsi que le dit Hélène Oswald : « Jamais les éditions NéO ne cessèrent : elles connurent une suite avec « Le Cabinet noir ». Ce Cabinet noir » reprit des auteurs NéO comme Fajardie, Masterton Colin Wilson, mais en publièrent aussi de nouveaux, tels Jérôme Leroy, Nicolas d'Estienne d'Orves, Sophie Loubière. La collection NéO du Cherche Midi fera de même, prolongement d’une politique éditoriale ininterrompue : il y aura des auteurs venant des éditions N&O, le premier paru est un Masterton, de la collection « Le Cabinet noir » (Jérôme Leroy), ou de nouveaux venus tels Michel de Pracontal ou Theodore Roszak. »

 

- Quelle est votre actualité proche ? Des expositions, de nouvelles couvertures, des affiches, des bandes dessinées en vue ?

 

- Rien de tout cela : je n’aspire qu’à me retirer dans mon ermitage et y méditer !  

 

1 : La périodicité : Au début, période de bouleversements dans la distribution - nous avons connu la première faillite de distributeur en 81 ! - la périodicité était irrégulière... Mais, à partir fin 1982 (je ne sais plus au mois près), moment où nous avons décidé de nous diffuser nous-mêmes - deuxième choix bénéfique ! - nous avons publié  très régulièrement, 10 mois par an (les mois d'office en librairie)  5 titres : 2 dans le Miroir Obscur et 3 dans Fant/SF/Aventure... Et ce pratiquement jusqu'à la fin... (nde)

 

2 : Hélène Oswald insiste bien sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un revival, mais de la continuation du travail entrepris aux Editions NéO avec Pierre Jean. 

 

Août 2004 : Questions écrites par Monsieur Julien Védrenne.

Réponses rédigées par l’auteur.